Tinder ajoute un bouton d’urgence pour les Situ dangereuses

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Tinder semble vouloir prendre des leçons du VTC Uber, et son actualité sombre de décembre dernier. L’application de rencontres a investi dans de nouvelles fonctionnalités de sécurité, en prenant des parts dans l’entreprise Noonlight, spécialisée dans le suivi de localisation et de sécurité personnelle.

Selon leWall Street Journal, un nouveau bouton « Panic » va faire son arrivée sur la plateforme. Les utilisateurs pourront l’utiliser en cas de problème lors d’un « match ». La fonctionnalité est encore un peu floue, mais devrait permettre de se protéger en cas de situation dangereuse, en allant jusqu’à appeler la police.

Intervenir et dissuader

Voilà plus d’un mois qu’Uber fut au centre des regards, après que le géant du VTC ait laissé filer une information bien alarmante sur son service : en l’espace de deux ans,plus de 6 000 agressions sexuelles ont été enregistrées par la société aux États-Unis. Laissant par la suite un doute planer sur l’ensemble de ces nouveaux services du numérique.

Chez Tinder, qui appartient à la société mère Match, cette perte de confiance devait être accompagnée de changements sur l’application. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que la société de rencontre souhaite protéger ses utilisateurs :elle l’avait déjà fait avec la communauté LGBT, avec la fonction « Traveler Alert ».

Avec « Panic », qui arrivera à la fin janvier aux États-Unis pour commencer, le but sera bien évidemment d’intervenir dans des situations dangereuses, mais également de prévenir. Pour ce faire, la société a trouvé un moyen de dissuader les utilisateurs malveillants, en proposant aux comptes d’afficher un badge mentionnant leur utilisation du système.

« Vous devez gérer une entreprise de rencontres comme si vous étiez une maman », s’est exclamé Mandy Ginsberg, directrice générale de Match Group. Comme le souligne nos confrères à New York, la PDG a mis en avant sa responsabilité, elle qui a une fille de 21 ans.« Je pense beaucoup à la sécurité, en particulier sur nos plateformes, et à ce que nous pouvons faire pour réduire les mauvais comportements. Il y a beaucoup de choses que nous demandons aux utilisateurs de faire. Mais si nous pouvons fournir des outils en plus de cela, nous devons les développer ».

En cas d’appel des autorités, Tinder sait très bien que de potentielles « erreurs » seront faites. Mais la société mère a pris en compte cette part de fausses déclarations, et ne s’en fait pas de souci. Un premier filtre sera effectué par Noonlight : quand les utilisateurs demanderont de l’aide, ils seront d’abord mis en contact avec cette société. Puis, si les choses sont sérieuses, Noonlight partagera à ce moment les informations de localisation avec la police.

Protéger ou surveiller ?

Sur la question de l’utilisation des données personnelles, cette nouvelle fonctionnalité fait débat. Le nouveau service intégré dans le bouton « Panic » permet d’avertir les autorités en cas de situation dangereuse, grâce au partage des informations personnelles de la personne, telle que sa localisation.

Depuis l’arrivée d’Android 10notamment, de nouveaux paramètres donnent à l’utilisateur le moyen de mieux contrôler leurs données personnelles. À chaque téléchargement d’une nouvelle application, l’utilisateur peut choisir de ne pas partager ses données de localisation, ou alors de les partager uniquement quand l’application est ouverte. La nouvelle fonctionnalité de Tinder exigera un partage continu, rapporte leWall Street Journal, ce qui pourrait ressembler à un moyen contourné d’empêcher les utilisateurs de paraître invisibles aux yeux de l’application.

À la fin janvier, les utilisateurs Tinder aux États-Unis auront donc le choix d’utiliser ou non cette fonctionnalité. Par la suite, Match Group intégrera la technologie de Noonlight à ses autres applications, que sont Meetic, Badoo, ou encore l’américain Okcupid. Ce déploiement sera intéressant à suivre, pour voir sile compromis de confidentialitésera au profit de l’utilisateur ou de la société.

 

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